Quand on peut prévenir plutôt que guérir 2

Quand on peut prévenir plutôt que guérir2

 

Comme je le mentionnais dans mon article précédent sur les médecines alternatives ou douces ou naturelles, je suis complètement convaincue que prévenir Karina, femme-orchestrevaut mieux que guérir et que, même s’il existe de nombreux facteurs qui favorisent la prévention, le fait de les combiner s’avère, à mon humble avis, la meilleure option.

Dans mon article précédent, je vous décrivais mon expérience par rapport à la médecine anthroposophique, à l’acupuncture et à la massothérapie. Dans le présent article, je vais vous faire part de comment la chiropratique est entrée dans ma vie et celle de toute ma famille. Voici mon récit.

 

La chiropratique

Jusqu’à il y a trois ans, je n’avais aucune idée de l’existence de la chiropratique ni de ce qu’elle représentait. En réalité, c’est une amie qui m’en a parlé parce que j’étais complètement à bout avec ma fille de deux ans et demi. Cela faisait un an et demi que ni elle ni moi ne dormions plus, et que je l’amenais consulter en homéopathie, en ostéopathie et en acupuncture — sachez que l’acupuncture pour les enfants, c’est avec des aimants ou une espèce de rouleau, mais surtout pas avec des aiguilles. Hélas, rien de tout cela ne fonctionnait sur elle. En un an, elle avait fait 8 otites à répétition et elle avait été hospitalisée deux fois compte tenu de la gravité de son état de santé : pic de 43 ºC de fièvre à la suite de 10 jours consécutifs de fièvre élevée (entre 39 ºC et 41 ºC sans interruption), cyanose et bactérie multirésistante ainsi que pneumonie. En fait, elle attrapait tout ce qui passait : gastro, bronchiolite, etc. Un petit rhume de rien du tout se transformait, en un clin d’œil, en une otite sévère.

Mais le pire de toute cette situation, c’est que notre petite ne voulait plus prendre les antibiotiques. Il fallait la serrer à trois pour lui tenir les bras, les jambes et lui ouvrir la bouche afin de lui faire ingurgiter l’antibiotique avec une seringue. Or, elle réussissait quand même à le cracher ou le vomir. Nous étions tous complètement épuisés, autant physiquement que mentalement. Et que dire de notre moral, il n’existait plus.

 

Un traumatisme à l’origine

En fait, tout cela a commencé à la suite d’un événement dramatique que j’aimerais pouvoir oublier, mais qui restera à toujours gravé dans ma mémoire. Exactement à l’âge de 13 mois, nous l’avons trouvée, mon mari et moi, inerte par terre. Ses yeux étaient désorbités, sa bouche grande ouverte et tout son visage et son petit corps étaient complètement crispés et raidis comme un roc. Malheureusement, personne ne m’avait jamais préparée à une telle situation de détresse. Comme sa bouche était ouverte, je croyais qu’elle avait avalé quelque chose, même si je ne voyais rien à l’intérieur. J’ai donc commencé à pratiquer des poussées thoraciques pendant que mon mari hurlait de panique. Lorsque j’ai vu que ses petites lèvres commençaient à devenir bleutées, j’ai supplié mon mari de m’aider. C’est à ce moment-là qu’il a réagi, il l’a prise entre ses bras et l’a déposée par terre comme il l’avait appris lors de sa formation de premiers secours. J’ai donc pu prendre le téléphone pour appeler le 911. Par contre, j’étais tellement affolée que la personne du 911 n’arrêtait pas d’essayer de me calmer, ce qui me rendait encore plus furieuse. Elle me posait plein de questions sur les minutes qui s’étaient écoulées depuis le début. Cependant, même si aujourd’hui je comprends pourquoi cela était si important, à ce moment-là je n’en avais aucune idée et c’était le moindre de mes soucis. En fait, je n’avais même pas jeté un coup d’œil à l’horloge.

Pendant ces courts instants, je voyais ma petite fille inerte au sol, ses lèvres de plus en plus bleues. Tout à coup, mon mari m’a dit qu’il ne sentait plus sa respiration et il a commencé les manœuvres de réanimation. J’ai donc couru chez ma voisine qui est infirmière pour lui demander de l’aide, mais il n’y avait personne chez elle. J’ai donc accouru chez nous et c’est là que mon mari m’a annoncé que la petite respirait à nouveau. Il l’a alors transportée sur notre lit et, en même temps, l’ambulance et la police sont arrivés chez nous.

À l’hôpital, on nous a expliqué que notre petite avait eu ce qu’on appelle un laryngospasme. Dans le cas où vous ne saurez pas de quoi il s’agit, voici une explication courte et précise :

Un laryngospasme est une affection se caractérisant par la survenue d’accès de suffocation, qui commencent par une inspiration bruyante, suivis de mouvements respiratoires qui sont de plus en plus courts, et une phase pendant laquelle le patient ne respire pas, s’accompagnant d’une cyanose (coloration violette de la peau et des muqueuses) (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/laryngospasme)

 

Bien évidemment, quand cela est arrivé, je n’avais aucune idée de ce que c’était. Certes, le choc avait été si grand pour le petit corps de notre fille, qu’elle avait souffert un traumatisme. Selon une homéopathe que j’ai consultée plus tard, elle le somatisait à travers toutes ces maladies qui lui permettaient de rester à mes côtés. Lorsqu’on ne l’a jamais vécu (et je ne le lui souhaite à personne), il est très difficile d’imaginer comment tout cela nous a bouleversés, mon mari et moi. On avait vraiment vu notre petite partir. On croyait qu’on allait la perdre à tout jamais. Personnellement, cela m’a pris environ deux ans pour m’en remettre. Je ne pouvais plus « dormir » sans la surveiller avec la caméra. À chaque respiration plus ou moins forte, à la moindre petite toux ou même quand le silence était total, je sautais de mon lit pour aller la voir. Je ne pouvais pas éviter de veiller sur elle à tout moment.

 

Les tubes : la solution ?

Hélas, après un an et demi de souffrance familiale à cause des huit otites à répétition, de toutes les maladies qu’elle attrapait et des hospitalisations qui s’ensuivaient, j’étais prête à lâcher prise et à accepter l’opération des oreilles pour lui faire mettre des tubes. Même j’étais déjà en possession du formulaire et que je n’avais qu’à appeler à l’hôpital pour qu’on me donne la date de la chirurgie, je m’y opposais carrément. Vous vous demandez sûrement pourquoi je ne voulais pas la faire opérer. Eh bien, c’est parce que son frère a été opéré des oreilles à l’âge de cinq ans et que, maintenant, à l’âge adulte, son problème persiste et qu’il a toujours des tubes et toujours des problèmes aux oreilles. Pourquoi alors devrais-je répéter la même erreur ?

C’est donc à ce moment-là, où j’étais presque sur le point de battre en retraite à cause d’un épuisement familial général, et surtout à cause de l’état de santé de ma petite qui se détériorait à la suite de chaque maladie, qu’une amie m’a parlé de la fille d’une amie à elle qui avait eu le même problème que ma fille et qui avait été guérie grâce à des traitements chiropratiques. Ce jour-là, ce fut pour moi la lumière au bout du tunnel. C’était mon dernier espoir d’éviter une chirurgie dont je doutais fortement de son résultat positif. Bien évidemment, je ne perdais rien à essayer et j’avais tout à gagner. Pourvu que ma petite guérisse une fois pour toutes !

 

Un premier rendez-vous concluant

Naturellement, je ne suis pas allée par quatre chemins. J’ai pris rendez-vous à la clinique chiropratique où la fille de l’amie de mon amie était allée, puisque cette référence était, selon moi, primordiale. En fait, ce que j’ai le plus apprécié lors de ma première consultation avec l’une des propriétaires et chiropraticienne de cette clinique, c’est qu’elle m’a tout de suite avertie que si le problème de ma fille n’était pas lié à sa colonne vertébrale, elle ne pourrait rien faire pour l’aider. Heureusement, le problème était bel et bien en lien avec sa colonne et les traitements ont pu commencer. En effet, les débuts n’ont pas été glorieux, mais depuis, notre fille n’a eu qu’une seule otite qu’elle a surmontée sans aucun antibiotique. En plus, son système immunitaire s’est tellement fortifié qu’elle ne tombe plus malade. Peu importe les maladies ou épidémies qui font leur apparition à la garderie qu’elle fréquente, ma petite reste complètement réfractaire. Hélas, il m’est impossible de prouver scientifiquement que c’est grâce à la chiropratique que ma fille a guéri de ses otites à répétition. Toutefois, les faits vécus et tout ce que ma chiropraticienne a fait pour que ma fille reprenne le dessus me permettent d’affirmer que c’est bien le cas. Une chose est sûre, ce n’est pas la médecine traditionnelle qui l’a guérie.

chiropratique

 En somme, à l’instar de l’acupuncture, la chiropratique se veut elle aussi un traitement préventif. Un peu comme lorsque vous faites le changement d’huile à votre voiture ou la vérification des freins. Je présume que vous le faites régulièrement, au moins une fois par année, afin de prolonger la vie utile de votre véhicule et d’éviter des accidents. Dans un tout autre ordre d’idées maintenant, c’est comme lorsque vous vous brossez les dents tous les jours plusieurs fois par jour et que vous consultez votre dentiste pour un examen dentaire. Vous le faites aussi par mesure de prévention. Ou bien lorsque vous faites de l’exercice physique régulièrement pour rester en forme et prévenir ainsi plusieurs autres maladies causées par la sédentarité. Et je peux continuer à vous mentionner une panoplie d’autres exemples qui montrent à quel point, dans la plupart de nos habitudes de vie, nous sommes déjà en mode préventif.

 

La chiropratique expliquée par les spécialistes

Au cas où vous ne saurez pas exactement ce qu’est la chiropratique, voici ce qui nous est présenté sur le site Internet de l’Ordre des chiropraticiens du Québec :

La chiropratique est une approche naturelle qui s’inscrit parfaitement au cœur des préoccupations grandissantes des Québécois en matière de santé et de qualité de vie.

Le mot CHIROPRATIQUE vient du grec kheir, signifiant « mains » et praktikos, signifiant « faire » ou « exercer ».

La chiropratique est une discipline de la santé qui mise sur la capacité inhérente du corps humain à se maintenir en santé et à se guérir sans médicaments ni chirurgie (homéostasie). Elle met l’accent sur la relation entre la structure (principalement la colonne vertébrale) et la fonction telle que coordonnée par le système nerveux.

L’approche chiropratique est à la fois préventive et curative, c’est-à-dire qu’elle a pour objectif non seulement de vous apporter du soulagement, mais aussi d’éviter que vous ne développiez des symptômes ou de la douleur liés à un mauvais fonctionnement de votre colonne vertébrale ou de vos autres articulations. Pour y parvenir, le chiropraticien utilisera principalement des ajustements chiropratiques, une forme spécialisée de manipulations articulaires.

Le chiropraticien est un partenaire dans le recouvrement et le maintien de votre santé. Il est formé pour vous donner les meilleurs conseils afin d’optimiser votre santé et prévenir l’apparition de problèmes de santé.

 

Coomera Wellness Centre 01/09/09

 

Tout compte fait, peu importe la méthode préventive que vous choisirez, cela demeure un choix essentiel lorsqu’on souhaite améliorer sa qualité de vie. Il est toutefois important de ne pas négliger d’autres éléments tout aussi indispensables tels que manger de façon saine et équilibrée, faire régulièrement de l’exercice afin d’être en forme et, naturellement — même si ce n’est pas toujours si naturel que ça en a l’air —, se reposer, relaxer et bien dormir. Je peux vous assurer, en toute connaissance de cause, que bien dormir est fondamental, vital au bon fonctionnement de tout notre organisme. Malheureusement, de nos jours, c’est l’un des aspects de notre vie le plus souvent négligé. N’oubliez pas non plus, comme j’en fais mention dans mon billet intitulé Prendre du temps pour soi, de profiter de chaque instant de la vie avec enthousiasme en arborant votre plus belle joie de vivre. J’espère que la lecture de ces deux billets à propos de mes différentes expériences vécues au sujet des médecines alternatives vous aidera à prévenir plutôt qu’à guérir et rappelez-vous l’adage : Mens sana in corpore sano !

 

À propos de Karina Satriano

Des tranches de vie d’une famille bien héréroclite, des anecdotes sur notre immigration, des trucs pour l’organisation et des témoignages de partage. Tout en un !

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