Quand on peut prévenir plutôt que guérir 1

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Karina, femme-orchestreDans ce billet, je vais vous raconter comment la prévention me permet d’améliorer ma qualité de vie autant sur le plan physique qu’émotionnel. Et comment ? Grâce à ce qu’on appelle communément des médecines douces, alternatives ou naturelles telles que l’acupuncture, l’auriculothérapie, l’homéopathie, la naturopathie, l’ostéopathie, etc.

Née d’un père chirurgien oncologue et ayant grandi dans un environnement médical entourée d’infirmières et de médecins de toutes sortes, j’étais loin de me douter qu’un jour je serais une fervente défenseure et fière utilisatrice de tout ce qui est considéré comme médecine alternative. En effet, j’ai grandi entourée de médicaments. Il y en avait partout dans la maison de mon père. Mon plus grand passe-temps durant mon enfance était de classer, de ranger et de vérifier la date de péremption de tous les échantillons de médicaments que les représentants pharmaceutiques apportaient au cabinet de mon père. Je me sentais tellement bien là-dedans que mon père m’a même permis d’assister, avec les résidents de chirurgie, à une opération de calculs rénaux. Et, croyez-le ou pas, j’ai adoré ! Je m’en souviens encore comme si c’était hier.

 

Les antibiotiques : la solution à tous les maux

Même si mon père a toujours été une personne absolument fantastique, il était de cette génération de médecins qui distribuait les antibiotiques comme des bonbons. Dès que j’avais mal à la gorge, que je toussais ou que je faisais un peu de fièvre, la première et unique solution était notre cher ami l’antibiotique. Chez nous, il y avait des médicaments pour tout, et si on n’en avait pas pour une quelconque affection, mon père faisait tout simplement une ordonnance pour pouvoir nous le procurer très facilement à la pharmacie. Certes, à l’époque, je trouvais que c’était très pratique d’avoir un père médecin. Vous imaginerez déjà qui me faisait les pièces justificatives lorsque je manquais à l’école…

 

La médecine anthroposophique

En revanche, mon père me répétait toujours que les médicaments servaient à régler un problème, mais qu’ils en causaient souvent un autre. Il me donnait l’exemple des médicaments antidouleur qu’il prenait de temps à autre. D’un côté, ces médicaments l’aidaient à soulager ses douleurs mais, d’un autre côté, ils lui causaient des brûlures d’estomac. Or, jusqu’à quelques années avant sa mort, il ne m’a jamais parlé d’une autre forme de médecine que celle qu’il exerçait, soit la médecine traditionnelle. Cependant, lorsqu’on lui a annoncé qu’il avait le cancer du foie et qu’il ne lui restait, tout au plus, que six mois à un an de vie, il s’est tourné vers la médecine anthroposophique. Selon le site Internet Passeportsanté.net :

L’approche anthroposophique pourrait présenter un intérêt dans le domaine de la médecine préventive et dans celui des soins aux personnes atteintes de cancer ou de maladies chroniques.

Alors, mon père, un chirurgien oncologue qui avait toujours exercé la médecine dans les règles de l’art, a décidé de se soigner au moyen de cette approche médicale très éloignée de l’approche médicale classique qu’il avait prônée tout au long de sa vie. En fait, personne n’était mieux placé que lui pour comprendre non seulement l’ampleur de sa maladie, mais aussi le peu de possibilités qui s’offraient à lui. Il m’a avoué que s’il acceptait les traitements de chimiothérapie que les médecins lui proposaient, il ne vivrait pas très longtemps, que cela finirait par le tuer. Je le vois encore en train de se préparer une solution blanchâtre qu’il appelait avec humour « sa poudre magique ». Bien évidemment, je ne peux pas assurer que c’est grâce à la médecine anthroposophique qu’il a vécu au-delà de ce que les médecins avaient prédit, trois ans au lieu du six mois à un an de vie. Toutefois, je suis sûre que ce traitement quotidien a été vital dans la prolongation de sa durée de vie. Car, selon ce que mon père me disait, ce traitement renforçait son système immunitaire permettant ainsi à son corps d’être plus fort afin de faire face à la maladie. Il a donc vécu ses dernières années en « meilleure santé ». Rien de plus illustratif que de vous dire qu’il s’est occupé de ses patients jusqu’à deux jours avant sa mort.

En fait, c’est certainement cet événement qui a été la goutte qui a fait déborder le vase et qui m’a fait me remettre en question mon attitude face à la médecine. Je me suis donc tournée moi aussi vers les médecines douces et, aujourd’hui, je suis plus que convaincue que jamais de l’importance de la prévention.

 

L’acupuncture

Ma première incursion dans cette nouvelle tendance personnelle, a été l’acupuncture. Probablement parce que ma meilleure amie profitait déjà de ses bienfaits depuis de nombreuses années et qu’elle n’arrêtait pas de m’insister pour que j’essaye à mon tour. Bien évidemment, je ne peux plus m’en passer depuis ! Ce n’est pas pour rien que l’acupuncture est une pratique millénaire utilisée en Chine comme moyen de prévention. Naturellement, l’idée de base est d’éviter de tomber malade. Rien de plus logique à mon humble avis, car prévenir vaut mieux que guérir, n’est-ce pas ? À titre informatif, voici quelques-uns des bienfaits de cette thérapeutique dont on fait mention sur le site Internet de l’Association des Acupuncteurs du Québec :

Les bienfaits de l’acupuncture

Voici un résumé des effets de l’acupuncture sur l’organisme.

  • L’effet bénéfique de l’acupuncture le plus étudié et connu est certainement le soulagement de la douleur. 
  • L’acupuncture s’avère avoir un effet sédatif et un aspect calmant et relaxant, car elle intervient dans la modulation de l’activité cérébrale, d’où une importante action sur l’insomnie, le stress, l’anxiété et certains troubles mentaux.
  • L’acupuncture peut agir sur le système immunitaireet permet un effet modulateur de ce dernier selon les besoins du corps.
  • L’acupuncture favorise les mécanismes naturels de la guérison du corps. En stimulant les points et en restaurant une circulation dite « énergétique », l’acupuncture aide la circulation locale, l’oxygénation et la régénération tissulaire et la réparation cellulaire. 
  • Les traitements d’acupuncture aident à rétablir l’homéostasie ou l’équilibre naturel du corps en influençant les systèmes endocriniens (hormones) et nerveux sympathique et parasympathique.

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En fait, comme je dis toujours, on ne perd rien à essayer. Des fois, il peut arriver qu’on ne soit pas suffisamment ouvert ou réceptif aux traitements et, par conséquent, ces derniers ne font aucun effet sur nous. Il se peut aussi que le traitement en question ne soit pas le plus approprié pour notre mal. Dans ce cas-ci, il serait préférable de faire appel à une autre médecine alternative jusqu’à ce qu’on trouve celle qui nous convient le mieux. C’est justement pour cette raison que j’ai également adopté la massothérapie comme traitement de maintien lequel, conjointement avec l’acupuncture et plus tard la chiropratique (Quand on peut prévenir plutôt que guérir 2), me permet de soulager les tensions musculaires favorisant ainsi l’effet bénéfique des autres soins. Rien de mieux qu’un traitement combiné pour augmenter les bienfaits et améliorer ma qualité de vie.

 

La massothérapie

La découverte de la massothérapie a été, pour moi, le fruit d’un pur mais heureux hasard. Je venais de déménager dans la maison où j’habite actuellement, et je m’étais assise sur le perron pour me reposer et profiter de la belle vue de mes plantes. À ce moment précis, une dame qui circulait dans ma rue faisait la promotion d’un forfait de massothérapie dans mon quartier. Comme j’ai trouvé le forfait intéressant et que je pensais depuis un certain temps à ce type de traitement, j’ai décidé de lui acheter la promotion en question et d’essayer.

C’est ainsi que j’ai vécu ma première expérience de massage thérapeutique. Et, aujourd’hui, j’en suis complètement dépendante. Même si ce n’est pas systématique, j’essaie de me faire plaisir régulièrement en gardant en tête l’importance de la prévention. Car, tout comme l’acupuncture, la massothérapie favorise, elle aussi, la prévention, tel qu’il est mentionné dans le site de l’Association professionnelle des massothérapeutes spécialisés du Québec :

Recevoir de façon régulière des soins de massothérapie contribue à maintenir une bonne qualité de vie en favorisant le bien-être. Les soins en massothérapie préviennent notamment l’apparition de pathologies. Le massage assouplit le corps, lui permettant d’évoluer dans des conditions optimales et d’ainsi prévenir le vieillissement prématuré. 

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Et je ne suis pas la seule à vanter ses effets bénéfiques. En fait, sur le site de la Fédération québécoise des massothérapeutes agréés, vous pourrez constater les multiples bienfaits offerts par la massothérapie :

Outre la détente, les bienfaits du massage thérapeutique sont multiples :

Sur la structure et la posture du corps :

  • soulage le mal de dos
  • rend les muscles plus souples
  • aide au relâchement des tensions
  • améliore la mobilité articulaire
  • favorise une plus grande amplitude des mouvements

Sur le fonctionnement de tout l’organisme :

  • apaise et calme
  • soulage la douleur
  • améliore la qualité du sommeil
  • augmente la capacité respiratoire
  • renforce le système immunitaire
  • améliore la digestion et réduit la constipation
  • améliore la circulation sanguine et lymphatique
  • améliore la santé de la peau

Sur les plans sensoriel et psychomoteur :

  • augmente la conscience de son corps
  • éveille le sens du toucher et aiguise les perceptions
  • favorise une plus grande circulation de l’énergie

Sur les plans psychologique et émotionnel :

  • accroît la conscience de ses émotions
  • augmente l’estime de soi et la valorisation personnelle
  • contribue au calme et à la résistance au stress
  • réduit l’anxiété

 

En effet, cette thérapie naturelle propose différents types de techniques tout aussi salutaires les unes que les autres. Toutefois, selon l’Association professionnelle des massothérapeutes spécialisés du Québec, le type de massage privilégié dépendra de votre problème de santé.

Selon la raison de votre consultation, le massothérapeute utilisera l’une des techniques de massothérapie qu’il maitrise ou une combinaison de techniques parmi lesquelles nous trouvons le massage californien, le shiatsu, le massage amma et le massage suédois. Ce dernier est l’un des plus anciens et des plus connus.

Certaines techniques de massages sont destinés à des clientèles spécifiques comme le massage sportif, qui maximise le potentiel musculaire et de récupération en plus de prévenir les blessures, le massage pour femme enceinte, qui libère des tensions musculaires engendrées par les changements de posture et stimule la circulation sanguine et lymphatique, et aussi le massage sur chaise, qui se prête bien au massage des employés en entreprise.

 

Bien malheureusement, tous les frais à débourser pour les soins reçus par les spécialistes de ces médecines douces ne sont pas du tout couverts par la Régie de l’Assurance maladie du Québec (RAMQ). En plus, ce sont des frais qui sont loin d’être négligeables, encore moins lorsque vous vous faites soigner régulièrement ou que vous êtes plusieurs dans votre famille à recevoir ce type de traitements. Il est évident que la question budgétaire ne peut pas être ignorée.

Il serait formidable que le gouvernement québécois comprenne à quel point la prévention demeure le meilleur moyen de réduire les maladies et, par conséquent, les coûts élevés en lien avec celle-ci. Personnellement, rien n’est plus logique : si on pouvait prévenir plutôt que guérir, on ne tomberait pas malade, donc on ne dépenserait pas en médicaments, on désengorgerait ainsi les cliniques et les hôpitaux (déjà pas mal débordés), ce qui réduirait grandement les coûts du système de santé en général.

Et vous, êtes-vous enclin aux médecines alternatives ? Sont-elles aussi efficaces et bénéfiques pour vous ? Avez-vous une préférence pour l’une d’entre elles en particulier ? Ou bien préférez-vous les combiner ?

Bref, voilà pourquoi, selon mon humble avis en tant que bénéficiaire de ces traitements, je ne suis presque jamais malade, pour ne pas vous dire « jamais ». Cependant, mon expérience à l’égard des médecines douces est loin d’être terminée. C’est pour cela que je vous proposerai bientôt un deuxième billet à ce sujet Quand on peut prévenir plutôt que guérir 2. D’ici là, je vous suggère, si ce n’est déjà fait, d’essayer des médecines naturelles en guise de traitement préventif. Et si vous le souhaitez, je peux également vous transmettre les coordonnées de mes spécialistes en soins de santé en médecine alternative.

Cela étant dit et écrit, je vous souhaite une excellente santé !

 

À propos de Karina Satriano

Des tranches de vie d’une famille bien héréroclite, des anecdotes sur notre immigration, des trucs pour l’organisation et des témoignages de partage. Tout en un !

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